
Le multiculturalisme canadien est devenu l’un des défis les plus importants de notre époque. Contrairement à certains , on a une population qui incarne une diversité d’histoires et de perspectives sur la question essentielle : « au Canada, ça veut dire quoi ? Appartenir authentiquement dans ta pluralité ? C’est le point de départ de ce nouvelle œuvre « Ô Canada, té qui toi ? » par Alison Palmer Lacina Dembélé et Ramatoulaye Cherif.
L’histoire est se déroule dans une petite ville, quelque chose qui influence beaucoup le déroulement. Alison Palmer a expliqué qu’il y a des éléments qui viennent de son expérience d’enseigner au rurale quand les immigrants ont commencé à arriver en masse. L’enjeu de comment mieux accueillir de nouveaux arrivants est souvent contesté, mais pour Lacina Dembélé « l’accueil se fait par des gestes ». Pas un grand geste symbolique, mais des gestes quotidiens vers les autres, les inconnus. C’est bien possible de voir ce message dans la pièce .
Créée explicitement pour des étudiants de l’école secondaire, la pièce met quatre personnages avec des points de vue distincts dans un autobus dans une tempête. Sans autre recours, ils trouvent la capacité d’avoir de dialoguer à propos de sujets comme la nourriture, la musique et leurs relations avec leurs familles. La pièce réussit à inclure aussi des éléments interactifs comme le rythme, des mouvements et de la poésie slam.
C’est une pièce qui ne présente pas une seule vision d’appartenance, ni du Canada. Pour les gens qui sont enracinés dans plus qu’une culture, y compris moi, la question d’identité n’est jamais superficielle. Si tu es souvent frustré avec la vision du multiculturalisme présenté dans la société canadienne, tu vas bien apprécier cette pièce. Les discussions entre les quatre personnages ne sont pas de simples archétypes, mais des interactions qui viennent des histoires spécifiques. Ce n’est pas l’histoire de n’importe qui – c’est quatre individus, deux qui viennent d’un même pays en Afrique, un métis et l’autre né au Canada de parents qui étaient des réfugiés venant d’Afrique. La spécificité aide énormément le public à comprendre qu’il n’y a aucune personne capablede représenter complètement sa culture ni sa position culturelle. S’il y a une façon d’aller vers un futur multiculturel, c’est en comprenant le pluralisme sans réduire des gens à des catégories trop faciles.
Il vaut la peine de vous avertir : il ne vous donne pas une réponse simple à la question qui est Canada. Ce qui se présente est beaucoup plus important : quatre personnages qui vont vous montrer pourquoi cette question est beaucoup plus importante. Selon moi, être un pays qui continue de se demander comment être vraiment accueillant et inclusive… c’est une raison pour être fier de ta patrie.
Ô Canada, té qui toi ? va être présentée à un public général le 6 et 7 février. Contactez le Théâtre Cercle Molière pour des billets.
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